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Colloque "les contextes éducatifs plurilingues et francophones hors de la France continentale : entre héritage et innovation"

Colloque "les contextes éducatifs plurilingues et francophones hors de la France continentale : entre héritage et innovation"

Dans le cadre du projet Pluri-L (Projet régional de recherche en Pays de la Loire), un appel à communication est lancé pour le colloque international intitulé « les contextes éducatifs plurilingues et francophones hors de la France continentale : entre héritage et innovation » qui se tiendra à l'Université de Nantes du 16 au 18 juin 2011.

Le colloque se propose de porter un regard sur des contextes éducatifs variés où le français est enseigné tôt ou de manière intensive. De plus, des réflexions quant à l'impact des politiques linguistiques en place hors de la France continentale seront au programme des ces trois journées d'étude.

 

 

Septembre 2008 : ouverture d’une section européenne à Nymburk

Lucie Prokešová enseigne le français à Nymburk en République tchèque dans une toute nouvelle section européenne. Son témoignage est intéressant en ce qu’il diffère en cela de celui de Katerina Rinkeova.

Notre classe européenne a été ouverte en septembre 2008. Les élèves entrent à l’âge de 11 ans, ils vont avoir quatre années de français renforcé et après seulement, ils vont apprendre l’histoire en français. Comme ils commencent cette année, la DNL n’arrivera donc que dans quatre ans. En cours de français, les élèves travaillent de façon « classique » pendant deux heures avec des manuels de la collection « Et toi ? », mais ils bénéficient également d’une heure supplémentaire pour jouer et s’approprier le nouveau vocabulaire.

« Les élèves entrent à l’âge de 11 ans,
ils ont quatre années de français renforcé avant d’apprendre l’histoire en français »

Nous avons pris la décision d’ouvrir cette section immédiatement après avoir reçu la proposition de Marie-Christine Thiébaut, attachée de coopération pour le français, qui a ensuite visité notre école et eu rendez-vous avec notre proviseur. Ensuite, les choses se sont bien enchaînées. Dans notre cas, il a été décidé que la discipline enseignée en français serait l’histoire.

Nous avons ouvert une classe de 31 élèves (nous en attendions une vingtaine). Pour la majorité d’entre eux, c’était peut-être la curiosité qui les attirait, parce que c’est un projet vraiment nouveau. Les autres étaient séduits par l’attractivité du français (ils pouvaient choisir d’apprendre aussi l’allemand dans une section non européenne). Les autres projets qui étaient liés à cet enseignement (visites en France, projet commun avec une école partenaire en France) ont sans doute contribué aussi à les décider.

Pour convaincre les parents, on a organisé trois journées portes ouvertes l’année dernière. Il a été notamment question de la possibilité de travailler dans l’Union européenne, de l’attractivité du français et de l’originalité d’un tel projet dans notre région. |

Lucie Prokešová
(Propos recueillis par courriel le 03/11/08)

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Mots-clés : République tchèque