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Colloque "les contextes éducatifs plurilingues et francophones hors de la France continentale : entre héritage et innovation"

Colloque "les contextes éducatifs plurilingues et francophones hors de la France continentale : entre héritage et innovation"

Dans le cadre du projet Pluri-L (Projet régional de recherche en Pays de la Loire), un appel à communication est lancé pour le colloque international intitulé « les contextes éducatifs plurilingues et francophones hors de la France continentale : entre héritage et innovation » qui se tiendra à l'Université de Nantes du 16 au 18 juin 2011.

Le colloque se propose de porter un regard sur des contextes éducatifs variés où le français est enseigné tôt ou de manière intensive. De plus, des réflexions quant à l'impact des politiques linguistiques en place hors de la France continentale seront au programme des ces trois journées d'étude.

 

 

Le point de vue des élèves

Pour quelles raisons choisit-on d’apprendre le français ? Un ancien élève et quatre élèves bulgares scolarisés de la classe de 8e à la classe de 10e apportent leur réponse et reviennent sur l’année préparatoire qu’ils ont suivie ainsi que sur la façon dont se déroulent les premiers cours de DNL.

ill. 3 – L’envie d’apprendre

ill. 3 – L’envie d’apprendre

Le choix du français

Roman Romanov, élève au lycée bilingue Frédéric Joliot-Curie à Varna de 1992 à 1997, était attiré au départ par les langues étrangères : « Chaque langue ouvre la porte d’une culture et d’une civilisation différentes de celles du pays dans lequel on vit. Je souhaitais apprendre une des langues les plus répandues dans le monde qui me permettrait ainsi d’avoir accès à la culture de nombreux pays. » Lubomira Skuleva, élève de 9e, a choisi le français pour aller vivre un jour peut-être en France. Elena Bisserova, élève de 9e, avait déjà appris l’anglais et l’allemand, ses parents voulaient qu’elle fasse aussi du français : « Ainsi, j’aurai appris les trois langues essentielles en Europe ! » Quant à Martin Vandov, élève de 8e, il a choisi le français « parce que [ses] parents et [sa] grand-mère le parlent et parce que [sa] mère est professeur de français. » On le voit les raisons et motivations varient d’un élève à l’autre : l’attrait pour la France, l’ouverture sur l’Europe, l’envie d’ailleurs, l’influence de l’environnement familial…

Les premiers cours en français

L'année « préparatoire » est une année capitale : « Quand je suis entré au lycée, je ne parlais pas même un mot de français », raconte Roman Romanov. « La première année – pendant laquelle on étudie presque uniquement le français et deux ou trois autres cours – a été la plus difficile, mais aussi la plus utile et satisfaisante. Le travail au cours de cette année préparatoire a posé les bases solides de connaissance du français. » Pour Elena Bisserova, élève de 9e, ces efforts n’ont pas non plus été inutiles : « Pour moi, ce n’était pas difficile de suivre les premiers cours de DNL en français. C’était intéressant de voir les bons résultats de l’apprentissage du français. » Lilia Vatchkova, élève de 10e, revient elle aussi sur ces premières années : « La première fois que j’ai suivi un cours de discipline en français, c’était il y a deux ans et comme j’étais au début de mon apprentissage du français, cela m’a semblé difficile. Mais c’était en fait aussi difficile que toutes les autres disciplines. Il faut avoir envie d’apprendre pour réussir. » |

(Propos recueillis pour le Billet du bilingue n° 41, mai 2008)