À la lettre d'information
Aux flux RSSFabienne Bétin est coordinatrice DNL au lycée international Machiavelli-Florence.
Mes classes de première année sont généralement formées de 2/3 de non débutants en français (c’est-à-dire des élèves qui ont fait 2 h de français par semaine pendant les trois années de collège) et d’1/3 de grands débutants. Tous nos élèves de première année doivent suivre un cours d’immersion linguistique de 20 heures au tout début de l’année, qui sert à réviser les bases orales pour les non débutants et à briser la glace pour les grands débutants. En fin de première année, avec 4 h de cours de français, 2 h de DNL histoire en français et 2 h de DNL géographie en français, tous les élèves sont à même de :
Souvent, le document en cours d’histoire en italien vient illustrer des choses déjà dites ou lues, il est considéré comme accessoire. En cours d’histoire en français, le document doit le plus souvent servir à introduire ou à faire énoncer des concepts par l’élève (qui doit déduire, analyser, donc) et non pas « recracher » un texte discursif déjà rédigé pour lui, comme cela se produit avec les manuels italiens. L’élève est en quelque sorte un « apprenti-historien », et non un rabâcheur.
Pour le choix des documents, les critères sont les suivants : la variété, la représentativité, la célébrité, l’utilité pour découvrir ou reprendre du lexique déjà vu ou pour introduire des nouveaux concepts, l’utilité pour le confronter à d’autres documents déjà étudiés, la concision s’il s’agit d’un texte, la facilité ou non de reproduction parfois aussi.
Nous utilisons le manuel que l’école commande en France, par le biais de la Librairie française de Florence (actuellement : Histoire-Géographie, Hatier, 6e) ainsi que des photocopies de documents pris dans d’autres manuels français ou italiens. Il existe peu de supports technologiques, car l’école ne commence à s’équiper que depuis cette année (lavagna digitale).
Chez nous, je suis celle qui collabore le plus avec les enseignants de langue ; j’ai même mis au point un petit recueil de lexique de base pour l’histoire (et la géographie) de première année, que je donne aux collègues de langue pour les inviter d’abord à prendre conscience du vocabulaire que les élèves connaissent un peu mieux grâce à la DNL, les inciter ensuite à réutiliser ce vocabulaire dans leurs leçons ou dans leurs dictées, de sorte à éviter le cloisonnement entre les matières.
« J’ai organisé un séminaire interne à l’école réunissant tous les professeurs de français et de DNL pour confronter problèmes et méthodologies. »
De temps en temps aussi je parviens à relever les erreurs de langue faites pendant les devoirs écrits et à passer la liste de ces erreurs à la collègue de langue pour qu’elle la corrige dans ses heures ; mais tous les collègues de langue ne sont pas toujours disponibles à le faire. Enfin, pour la première fois cette année, j’ai organisé avec mon collègue responsable du français un séminaire interne à l’école réunissant tous les professeurs de français et de DNL pour confronter problèmes et méthodologies ; cela a plu et sera probablement proposé à nouveau l’année prochaine. |
Fabienne Bétin
(Propos recueillis par courriel le 05/01/09)