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Aux flux RSSAprès avoir enseigné pendant deux ans dans une section européenne au Portugal, João Neto Lopes est parti avec le sentiment que l’on pouvait mieux faire.
João Neto Lopes enseigne pour la première fois en section européenne en septembre 2006. Il cherche alors à monter un projet avec une classe d’un pays francophone pour montrer à ses élèves que le français est, au même titre que l'anglais, une véritable langue « vivante » : « Je savais aussi que le fait d’être en contact régulier avec des élèves du même âge d'un autre pays pouvait les motiver. » Pour convaincre les élèves de suivre ce type d’enseignement, João Neto Lopes leur a parlé également de la possibilité qu’ils avaient de développer ainsi leurs connaissances en mathématiques, une matière qui rime trop souvent avec échec scolaire au Portugal.
Lors de son stage en France en 2007, João Neto Lopes a pu rencontrer des enseignants français et se rendre dans deux lycées : « les deux systèmes sont différents tant au niveau de la gestion des établissements que de l’organisation des cours (emploi du temps hebdomadaire, règlement intérieur, etc.). Les bibliothèques scolaires au Portugal sont par exemple plus actives et développent davantage d’activités pour les élèves en ce qui concerne la recherche d’information notamment. »
Selon João Neto Lopes, les enseignants des sections européennes au Portugal auraient besoin avant tout de se recycler en français : « J'ai pu observer que mes collègues avaient parfois beaucoup de difficultés à communiquer en français. » |
João Neto Lopes
(Propos recueillis par courriel le 19/10/08)